
J’ai trouvé ma vocation ! Quand je serai grand, je veux être testeur de sièges de voiture, de rêve de préférence. Je ne reviendrai pas sur les multiples Ferrari, les baquets au maintien parfait, les touches de carbone disséminées ça et là et l’hôtesse qui vous fait de l’œil au loin. Je ne reviendrai pas non plus sur la Maybach 57S ou même sur la SLR 722 Edition, si commune. Non, je me suis assis ce matin dans une voiture vraiment unique, un concept-car : la Renault Altica, le concept-car de la marque au losange à Genève.
Comme souvent chez Renault, les sièges des concept-car sont très fantaisistes : généralement, c’est une coque en matière plastique, maintenue à la caisse un peu sous le coude de son occupant et, chose absolument remarquable : ils sont très fins. Mais sont-ils confortables ? Je me suis dévoué pour tester. Première impression : l’accès à bord est mauvais, parce que les sièges sont vraiment recentrés sur l’intérieur. Une fois installé, on se sent bien, confortablement installé et maintenu comme jamais. Le siège est réglé juste à ma morphologie, coup de chance étant donné... qu’il n’a pas l’air de se régler et que je n’ose pas y toucher parce que le vigile veille. Après étude, il s’avère que c’est le pédalier qui s’ajuste, mais pour l’inclinaison du dossier, il faudra repasser.

A l’intérieur, la finition est absolument superbe mais semble fragile, malgré l’abondance de matériaux bruts. C’est assez déroutant au premier abord : tout tombe parfaitement sous la main, mais on oserait pas trop forcer. C’est bien un concept-car. Je n’ai malheureusement pas pu tester l’habitabilité arrière, je n’avais pas non plus vraiment envie de me contortionner. Décidélent, Renault ne vous avait pas habitué à des concepts directement déclinables en modèles de série : la Twingo Concept est-elle la première d’une nouvelle ère ?